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Au-delà de cette limite, votre candidature n’est plus valable

Au-delà de six mois, une candidature de cadre, en fonction support au sens large, est considérée comme périmée. Cette réalité rappelle que dans un marché difficile, on n’a plus le temps d’attendre, il faut très vite remettre en cause sa méthode ou son attitude si les recherches n’aboutissent pas.

Au-delà de cette limite, votre candidature n’est plus valable. Détourner Romain Gary n’arrondit pas les angles de la réalité : « Pour les fonctions support au sens large, les candidats sont écartés au bout de six mois de chômage, et je ne parle pas des seniors pour lesquels la sentence est pire tant les a priori sont forts en ce qui les concerne. » Le constat d’Olivier Dézé, associé fondateur du Groupe William Sinclair, vient redire – plus abruptement encore que le dernier indice conjoncturel de durée au chômage de Pôle Emploi (13 à 14 mois pour retrouver un poste quand on est cadre) – que le temps que l’on croit avoir devant soi pour trouver un job se réduit comme peau de chagrin.

La « date de péremption » d’une candidature est très liée au taux d’employabilité d’un candidat : plus il est élevé, comme pour un cadre, plus on considère qu’il doit retrouver vite un emploi. Nuançons cependant, des métiers ne connaissent pas la crise – ceux de la finance – quand d’autres sont frappés de plein fouet – ceux de la communication.
Ainsi, « un contrôleur de gestion de cinq à dix ans d’expérience retrouve assez facilement un contrat de travail au bout de trois à quatre mois de recherche », illustre notre interlocuteur. Pour les débutants le couperet tombe plus tard, au-delà d’un an de recherche, la galère s’intensifiera.

Le chômage, ce n’est pas sexy

« On trouve une personne plus séduisante quand elle est en couple, c’est pareil pour un candidat, il est plus attirant quand il est en poste », pointe Olivier Dézé. Il faut être conscient que les entreprises sont « impitoyables » avec les chômeurs, qu’elles partent du principe que les meilleurs sont casés – chez les décideurs, ce genre de levier psychologique, très marqué, fait barrage à ce que mettent en œuvre les candidats au chômage pour trouver un emploi. Au-delà de six mois de recherche donc, hors situation facilement explicable comme une femme qui a pris un congé parental, qui justifie un « vide » dans son parcours, les affaires se corsent, le doute s’immisce dans l’esprit des recruteurs sur la qualité d’une candidature. « Quand quelqu’un ne trouve pas, la confiance en soi est essentiellement en cause, il faut arriver à ne pas être demande », explique-t-il. C’est donc avant que le gong fatal ne résonne et déstabilise davantage qu’il faut remettre en cause sa méthode, son projet, son comportement. C’est même avant d’être en recherche qu’il faut s’armer.

Faire les choses quand on se sent fort

À compte-là, la confiance en soi s’érode à toute allure en effet. C’est pourquoi, même en poste, il faut se voir comme un salarié en sursis et toujours réfléchir au coup d’après. Dans un marché difficile, on doit maintenir un minimum vital : « entretenir son réseau en déjeunant avec les gens deux à trois fois dans l’année, connaître ses concurrents, son marché, être actif, ne pas s’endormir », insiste Olivier Dézé. L’anticipation comme leitmotiv. Il ne s’agit pas d’avoir la tête dehors et de se désinvestir de son travail mais d’aiguiser en permanence sa curiosité de telle sorte que si l’on se retrouve sans emploi, on est capable de revenir rapidement sur scène. Soyez agiles, réactifs, adaptables, voire sur-adaptables : que d’impératifs ! Ils exigent de vite absorber le choc d’un licenciement pour retrouver l’aplomb nécessaire à une recherche fructueuse.

Rester ouvert

« On ne peut pas se permettre d’être un chômeur de longue durée sous prétexte de cibler trop », pointe Olivier Dézé. Il est opportun de viser finement pendant deux à trois mois mais si ça ne marche pas, il faut ouvrir ses recherches : pas uniquement un grand groupe, pas forcément ce secteur-là… Rester ouvert consiste aussi à questionner son attitude, ses certitudes, ses croyances, sa méthode. Et lorsqu’on a besoin de méthode, c’est vers des professionnels du recrutement qu’il faut se diriger, « les institutions qui accompagnent la recherche d’emploi donnent des conseils qui n’en sont pas, voire de très mauvais conseils ! », déplore-t-il.
La vie est dure ? Nous aussi.

Sophie Girardeau

Source : http://www.blog-pour-emploi.com/2014/02/20/au-dela-de-cette-limite-votre-candidature-nest-plus-valable/